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Comme dans beaucoup de pays noirs et imprégnés d'une morale religieuse assorti de la bible l'homosexualité est mal-vu condamnée et réprimée et Haïti n'en fait pas  l'exception.

Des discours homophobes sont synonymes de  propos moraliste, c'est vertueux d'être homophobe en Haïti tabasser un homo ne veut rien dire. Car malgré qu'au préambule de notre constitution on trouve ceci :

Le peuple proclame la présente constitution pour garantir  ses droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et la poursuite du bonheur conformément à son acte de l'indépendance et à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Sans compter l'art 2 de cette déclaration qui fait référence à des notions qui concernent la liberté individuelle étant l'une des principes fondamentaux de la 1ère génération des droits de l'homme. Il y eut  Des propositions de lois au sénat Haïtien  voulant à tout prix enterrer les mouvements tendant à gémir la souffrance que connaît cette communauté, des manifestations religieuses dénonçant cette communauté,  des propagandes anti LGBTIQ  à la radio  etc……..

Tout ceci ne fait que prouver comment la situation ne leur est pas favorable.

Ce qui supposerait qu'il y aurait la société méchante qui ne fait que les opprimée d'une part et les homos d'autre part. En fait on se trompe lourdement si on reste dans ce schémas  d'autre en plus de quel type d’homosexuels est ce qu'on parle ??

Certes l'homophobie existe on doit tous s'y confronter tous les jours

Cependant  depuis un certain temps on a fait la découverte d'un nouveau genre oui je l’ai appris et ce genre n’est autre que le « le genre déréal »  et ce qui m'amène à m'approcher de cette communauté avec un autre regard.

Tout petit le masisi était un personnage travesti en femme qui vit en femme et on le rencontre souvent au marché, qui vend des plats chauds, des figues  des lots de bananes arrangés sur une toile, Exubérant  même dans le cinéma Haïtien est parfois le centre d'attention  de tout le monde. Il pouvait amuser les hétéros au point de leur faire pleurer de rire  et jusqu’à présent c'est l'unique représentation de l'homosexualité  acceptée sans contestation dans le cinéma haïtien.

Mais peu à peu le concept élargit son cadre pour définir d'autre forme de pratique tel : les hommes bisexuels , les HSH ,ainsi que les gays actifs et passifs et comme on le disait la communauté LGBTIQ en Haïti n’étant pas unie en recevant des discours en reproduit certain au sein même de cette communauté  ce qui veut dire ayant été aspergé par des discours homophobes qui sont majoritaires  car toujours est-il que le type d'homosexuel faisant figure c'est les travesti et transgenre deux mot qui s'assimilent à un seul terme  dont l'origine m'est inconnue c'est « «le déréal ou le genre déreal"

Selon Judith Butler la production des genres est d'ordre performatif ainsi la société devient un théâtre où  chacun joue un rôle en recopiant sur ce qui a été et mettant du sien sauf que là  , notre société était construite sur un modèle binaire à savoir  le masculin pour ceux possédant un pénis et le genre féminin pour ce qui celle qui le vagin.

 Il arrive certaines fois que des personnes ne s'identifient pas au genre attribué à son sexe dans le schémas  binaire et leur manière d'être par des facteurs endogènes et exogènes font que malgré eux , ils ne peuvent se soumettre à la norme ce que Judith Butler appelle « «trouble dans le genre » »  donc dans cette communauté « les déréals  »  terme voulant dire transgenre ce sont des personnes

dont leur genre diffère de celui qu'on leur a étiqueté à cause de leur sexe depuis leur naissance et ceci dans le schéma binaire.

Et ce nouveau genre en plus de subir l'oppression sociale comme tout homosexuel en Haïti subit des discriminations au sein même de cette communauté  surtout de la part des bisexuels actif et les HSH.

Apologie des déréals

Car combien d’activité, de programme de mer avec dj etc. Qui sont organisées et dans l'annonce  on voit figurer « no DÉRÉAL" ?

En plus en les interrogeant on a pu connaître leur point de vue et vision  et on a vu que ceci ne se distingue pas trop du point de vu de la société en ce qui concerne les déréals.  Ces bisexuels actifs et HSH  ce sont des mecs mariés, virils,  pères de famille, souvent chrétiens 

Qui s'apparentent à des hétéros dans leur mode de vie et qui malgré s'être conformé à la norme ne peuvent rien faire à leur nature intérieure, rien avec cette pulsion intenable pour ce ils mènent une double vie. Souvent actifs ou même presque toujours actifs dans les rapports sexuels mais dans leur tête ils considèrent que celui qui est enculé est  celui qui est dominé dans la relation.  Certains vont jusqu'à dire que ce serait humiliant de leur part s'ils se faisaient enculer

 Ainsi le sexe devient un lieu de pouvoir et le contact des corps devient l'expression d'une certaine vérité et si on examine et laisse les corps parler il se trouve qu'ils auraient beaucoup à nous dire

Que ce soit la manière dont les doigts parcourent les centimètres du corps de l’autre, ses yeux mi-clos, le suçage, la  pénétration dans différentes positions jusqu’à l’éjaculation. Toutes ces choses sont révélatrices.  Elles révèlent que l'acte pénétrant s'apparente à un idéal masculin et à la manière de la pédérastie grecque, l'Erasme qui exprime sa domination sur l’eromène en le pénétrant ainsi pour ces bisexuels actifs le pénétrant est plus homme que le pénétré.

 jusque-là  aucun problème,  là où cela va poser de problème c'est qu'eux même peuvent avoir de l'aversion pour les déréals par le simple fait que ces derniers ne s'identifient pas au genre que leur impose la société et certains affirment que c'est à cause d'eux que l'on ait une mauvaise perception de l'homosexualité  en Haïti.

 - Qu'ils sont stupides,

 - Qu’ils sont souvent sales et que leur comportement en soi est dérangeant.

Des propos si l'on entend  du grand public  qu'on pourrait taxer d’extrême homophobie. Alors quoi !! Serait-ce maintenant de la déréalophobie ??

Le leader noir Martin lutter King disait « nous devons apprendre à vivre comme des frères sinon nous allons tous mourir comme des imbéciles. »  Et l'une des phrases les plus populaire en Haïti est « l'union fait la force «  ansanm nou fò. »

Ce qui sous-entend qu’importe votre vie, votre style, votre rôle dans les rapports sexuels  dès qu’on dit du mal de l'homosexualité on vous parle également.

Dès  que l'homophobie abonde vous n’êtes plus à l’abri car tout le monde peut être découvert outre de cela une épidémie à laquelle nous ne sommes pas préparés sera catastrophique pour nous tous.

La communauté est une seule et on doit se battre ensemble pour éradiquer cette oppression constante dans laquelle on vit tous. Et un déréal n’est moins ni plus homo qu'un gay viril, bisexuel actifs ou passifs etc….. il est gay tout court , se cacher derrière une image que vous projetez pour avoir l'impression d’être mieux que les déréals est illusoire . Et puisqu'on en parle ce sont eux qui marquent l'existence d'une telle pratique en Haïti en affichant leur style et mode de vie, certes ce n'est pas l'unique type d'homosexuel en Haïti  mais un auteur disait que la diversité fait la richesse de tous. Donc votre différence,  leur différence sera très décisive dans la lutte contre l'homophobie.

Les déréals  sont ceux qui supportent les critiquent injures, le rejet, l'abandon même vous qui avez les mêmes pratiques qu’eux les critiquez également.  Ils s’habiller comme bon leur semblent et s'affirment avec leur différence alors que vous n'avez même pas le courage de les regarder tel qu'ils sont c’est-à-dire des êtres humains qui se revendiquent autre que ce que l'on attendait d’eux.

Vous n’avez pas le courage de reconnaître que leur risque pour vivre livre est plus l'énorme.

Et si vous estimez que l'affiche de leur mode de vie tend à éclipser le vôtre au point de ternir les autres types d'homosexuels  autant de faire votre coming-out . Montrer qu’il y a de la différence et tant que vous restez cacher, inoffensifs et passifs vous ne changerez rien, on a besoin de la participation de beaucoup plus de monde pour pouvoir faire bouger les choses.

Il faut s'y mettre tous,  si l'on veut voir un jour qu'Haïti soit devenu un lieu où deux personnes peux s'aimer librement sans distinction de sexe, d'origine sociale  car comme l'a dit l'écrivain brésilien  Paolo coelho" le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves ».